Après des plaintes de l'Union européenne et des Etats-Unis devant l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), un haut fonctionnaire du ministère du Commerce de l'Inde a indiqué le jeudi dernier qu'elle projettait d'abandonner les taxes douanières additionnelles d'ici à juillet.

Le marché indien qui est un des plus importants et des plus prometteurs au monde est en forte croissance:
- un volume annuel de 87 millions de caisses (de 9 litres chacune) pour les spiritueux
- 667.000 caisses pour les vins.

Les Etats-Unis, comme l'Union Européenne, estiment que le régime douanier actuel bloque l'accès de ce gigantesque marché aux producteurs étrangers de vins et de spiritueux.

Selon les sources des services du représentant américain au Commerce (USTR - Office of the United States Trade Representative ), l'Inde s'est engagée devant l'OMC à ce que le total de ces droits ne dépasse pas 150%, alors qu'ils peuvent individuellement monter jusqu'à plus de 500%.

En plus de ses droits de douanes de base, l'Inde:
- impose "un droit supplémentaire" de 20 à 75% sur la valeur des importations de bière et de vin, et une taxe comprise en 25 et 15°% sur la valeur des produits distillés.

- elle applique également un "droit spécial supplémentaire" de 4%, ramenant ainsi à des taxes consolidées comprises entre 150 et 550% sur ce type de produits.

Le vin est devenu le premier produit agroalimentaire français exporté en Inde (+35% entre 2005 et 2006), en dépit de ces droits de douanes jugés prohibitifs.

Sources: Viti-Net; AFP; Aujourd'hui l'Inde
Traitement: Aquitaine International