La Russie ambitionne de devenir un, sinon le leader mondial de la production de céréales. L’organisation du forum mondial céréalier à Saint-Pétersbourg les 6 et 7 juin dernier, est l’occasion pour le pays de mettre en avant ses atouts et de poser les bases d’un futur leadership.
Elle dispose pour cela de plusieurs atouts, dont certains sont détaillés par l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) dans son dernier rapport paru en juin 2009. En ce qui concerne l’environnement macro-économique, l’évolution de la situation alimentaire mondiale sera plutôt bonne à partir de 2009, après une période de crise sévère.
Quant à ses atouts propres, la Russie dispose, comme ses voisins de l’Ukraine et du Kazakhstan, de vastes terres cultivables et fertiles. Les crises récentes leur ont permis de développer leurs marchés et leurs approches commerciales notamment vers les zones d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient ou de l’Amérique du Sud. Ensemble, ces trois partenaires totalisent plus de 25% des exportations mondiales, soit 33 millions de tonnes de céréales.
Les terres disponibles sont encore nombreuses, notamment en Sibérie, territoire que le gouvernement russe souhaite particulièrement développer. L’objectif est de devenir fournisseur de premier plan de l’Asie, en prenant des parts de marchés aux canadiens, aux australiens et aux américains. Les Européens pour leur part craignent la concurrence de la Russie sur le bassin méditerranéen, qui est un marché primordial pour eux avec en particulier l’Egypte, premier importateur mondial.

Source : www.lemonde.fr, « La Russie veut redevenir le "grenier à blé" du monde », le 05/06/2009, par L. Clavreul et M. Jégo
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